Cette mer est couverte d'adolescents,
Qui apprennent la marche debout, sur les vagues,
En s'appuyant le bras sur les courants,
En s'appuyant sur un rayon, raide, de soleil.
Je reste sur la plage large, taillée en angle parfait,
Et je les contemple, comme à un débarquement,
Une flotte infinie, de yoles, et j'attends,
De voir un mauvais pas, ou un glissement,
Jusqu'au genou dans la vague écumante
Mais ils sont sveltes, et calmes, et simultanément
Ils ont déjà commencé à marcher, debout, sur les vagues.